Parents et enseignants de la Grande-Borne se mobilisent contre la violence
Marqués par les agressions dont ont été victimes deux enseignantes du quartier sensible de la Grande-Borne à Grigny (Essonne), parents et équipes éducatives se mobilisent contre la violence.
Les deux enseignantes se sont fait voler leur voiture avec violence. Vendredi dernier, une troisième institutrice a échappé de peu à la même mésaventure: deux hommes armés qui voulaient lui voler son véhicule ont pris la fuite alors que des passants arrivaient.
Réunis mardi à la mi-journée, environ 150 enseignants et parents d'élèves tentent d'organiser un mouvement jusqu'alors un peu désordonné. "Certains parents sont en train de se mobiliser et d'en mobiliser d'autres", explique Jean-Guy Lafaye, directeur de l'école du Buffle, où s'est tenue la réunion. Selon lui, "il faut faire quelque chose qui dure dans le temps".
Jeudi, les parents sont invités à occuper les écoles, où les cours devraient avoir lieu normalement. Vendredi, une journée morte devrait être organisée au collège Jean-Vilar, et samedi, des cortèges doivent partir de toutes les écoles de la ville, pour rejoindre la mairie en fin de matinée.
"Je n'admets pas qu'on puisse s'en prendre aux gens qui viennent pour éduquer les enfants", explique une institutrice de l'école du Buffle, en marge de cette réunion, réagissant après les agressions dont ont été victimes deux de ses collègues d'autres établissements de la Grande-Borne. "Pour la plupart, on a choisi de travailler dans ce quartier", dit-elle en confiant: "J'ai envie de me battre pour ces gamins, qu'ils grandissent bien et qu'ils aient les armes suffisantes pour leur vie d'adulte".
La veille, une délégation de parents et d'enseignants a été reçue à l'inspection académique, mais à la sortie l'amertume dominait, faute d'un soutien concret: "On s'aperçoit que le personnel de l'école est traité comme moins que rien", s'insurge Reine-Claude Lasry, dont la fille est en CM2.
"Les enseignants vont se barrer, tout le monde va se barrer !", poursuit-elle, craignant que le climat de violence ne vienne anéantir la motivation des instituteurs à venir et rester à la Grande-Borne.
"Je n'ai jamais vu un mouvement comme ça, depuis 13 ans", se réjouit Nicolas Hauquin, directeur de l'école du Bélier, à l'autre bout de la cité, qui compte au total dix écoles, et environ 1.500 élèves. "Cet été, mon bureau a été dévasté, explique-t-il, déplorant les vols commis.
Si de tels actes découragent, lui reste optimiste: "à l'école, il fait bon vivre".
A l'école du Bélier, plusieurs mères de famille sont présentes, comme dans d'autres écoles, alors que les cours ont eu lieu normalement.
Selon Nathalie Chenaye, déléguée des parents d'élèves, qui habite depuis 20 ans le quartier, les problèmes ne se résoudront pas seulement grâce à l'accroissement des rondes de la police près des écoles. "Il n'y a que trois médiateurs pour la Grande-Borne", déplore-t-elle. En revanche, son soutien est sans faille pour les enseignants: "ils sont toujours là pour nos enfants".
Marqués par les agressions dont ont été victimes deux enseignantes du quartier sensible de la Grande-Borne à Grigny (Essonne), parents et équipes éducatives se mobilisent contre la violence.
Les deux enseignantes se sont fait voler leur voiture avec violence. Vendredi dernier, une troisième institutrice a échappé de peu à la même mésaventure: deux hommes armés qui voulaient lui voler son véhicule ont pris la fuite alors que des passants arrivaient.
Réunis mardi à la mi-journée, environ 150 enseignants et parents d'élèves tentent d'organiser un mouvement jusqu'alors un peu désordonné. "Certains parents sont en train de se mobiliser et d'en mobiliser d'autres", explique Jean-Guy Lafaye, directeur de l'école du Buffle, où s'est tenue la réunion. Selon lui, "il faut faire quelque chose qui dure dans le temps".
Jeudi, les parents sont invités à occuper les écoles, où les cours devraient avoir lieu normalement. Vendredi, une journée morte devrait être organisée au collège Jean-Vilar, et samedi, des cortèges doivent partir de toutes les écoles de la ville, pour rejoindre la mairie en fin de matinée.
"Je n'admets pas qu'on puisse s'en prendre aux gens qui viennent pour éduquer les enfants", explique une institutrice de l'école du Buffle, en marge de cette réunion, réagissant après les agressions dont ont été victimes deux de ses collègues d'autres établissements de la Grande-Borne. "Pour la plupart, on a choisi de travailler dans ce quartier", dit-elle en confiant: "J'ai envie de me battre pour ces gamins, qu'ils grandissent bien et qu'ils aient les armes suffisantes pour leur vie d'adulte".
La veille, une délégation de parents et d'enseignants a été reçue à l'inspection académique, mais à la sortie l'amertume dominait, faute d'un soutien concret: "On s'aperçoit que le personnel de l'école est traité comme moins que rien", s'insurge Reine-Claude Lasry, dont la fille est en CM2.
"Les enseignants vont se barrer, tout le monde va se barrer !", poursuit-elle, craignant que le climat de violence ne vienne anéantir la motivation des instituteurs à venir et rester à la Grande-Borne.
"Je n'ai jamais vu un mouvement comme ça, depuis 13 ans", se réjouit Nicolas Hauquin, directeur de l'école du Bélier, à l'autre bout de la cité, qui compte au total dix écoles, et environ 1.500 élèves. "Cet été, mon bureau a été dévasté, explique-t-il, déplorant les vols commis.
Si de tels actes découragent, lui reste optimiste: "à l'école, il fait bon vivre".
A l'école du Bélier, plusieurs mères de famille sont présentes, comme dans d'autres écoles, alors que les cours ont eu lieu normalement.
Selon Nathalie Chenaye, déléguée des parents d'élèves, qui habite depuis 20 ans le quartier, les problèmes ne se résoudront pas seulement grâce à l'accroissement des rondes de la police près des écoles. "Il n'y a que trois médiateurs pour la Grande-Borne", déplore-t-elle. En revanche, son soutien est sans faille pour les enseignants: "ils sont toujours là pour nos enfants".